Quelques propos

 

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niro: parce que c’est ma signature de journaliste depuis plus d’une dizaine d’années. Vous savez, ces deux-trois petites lettres, très souvent entre parenthèses, très souvent en minuscules, qui suivent le point final d’un article. Il y a d’abord eu le sobre (nr) lorsque j’étais journaliste locale, puis les imposés (ron) et (nir) lors de mes passages en agences de presse, puis enfin (niro) lorsqu’on m’a laissé le choix. Déployé, mon nom est Nicole Rohrbach.

Des chroniques: parce que c’est ainsi que se nomment les parties d’un journal consacrées à un sujet particulier; ou un recueil de faits.

Les faits, ici, ce sont les photos, très principalement les miennes pour lesquelles j’ai voulu ce site, pour les faire vivre en leur donnant une chance d’être vues. (Ce qui ne risque pas d’arriver si elles restent stockées sur des disques durs 😉 … qui, de leur côté, peuvent être frappés d’obsolescence précoce… mais c’est un autre sujet).

Le coût du clic au développement

La photo et moi avons commencé à l’ère argentique où, dotée d’abord d’un réflex «tout manuel», plus tard d’un «automatique», j’étais la photographe de service dans les fêtes des potes et de la famille. La pellicule coûtait un prix certain, le développement aussi… N’importe, je photographiais, y compris les mariages.

De métier correspondante d’un quotidien régional, je devais aussi, souvent, ramener des images des conférences de presse, personnalités interrogées, événements divers et variés; les photographes pros du journal n’avaient pas toujours le temps de venir «couvrir» les événements des régions périphériques. Ils m’avaient donné leurs conseils pour ne pas gâcher la pellicule et ramener des photos «potables» presqu’à tout coup sûr: sur film (noir/blanc, monté en boîte par leurs soins, 10-12 images), 200 ou 400 asa généralement, ouvrir à 4,5 et jouer sur la vitesse. J’en tiens toujours compte aujourd’hui.

Est venu le temps de l’obligation de fournir des photos au format numérique aux journaux. Nouveau matériel. Le plaisir de ne plus être limitée par une pellicule, par le coût du clic au développement. Et cette envie plus pressante de faire des photos «pour moi», loisirs que le numérique, en baissant drastiquement le prix de revient d’une photo, a rendu plus accessible. De faire des photos de la nature, des fleurs qui éclatent, de la diversité d’un talus, surtout des détails, des petites choses qu’on découvre en regardant le sol, les arbres. De la macro, donc, mais que le réglage «petite fleur» sur mon appareil n’arrivait pas à rendre comme je le voulais. Surtout que je photographiais à l’instinct … du mode automatique de mon appareil.

J’ai donc décidé d’investir pour aller plus loin. Investissement en temps d’abord, pour mieux comprendre, pour ramasser un maximum d’infos, sur internet principalement et dans des revues. J’ai découvert de très bons sites, où leurs créateurs donnent sans compter tous les conseils pour progresser en photo. Investissement en argent ensuite: les comparatifs de matériels m’ont décidée pour un objectif qui me semblait «incontournable» en macro, le MP-E 65mm f/2.8 1-5x Macro Photo, (« Objectif macro spécialisé permettant de réaliser des agrandissements jusqu’à 5x la taille réelle et de capturer des détails invisibles à l’œil nu », précise son fabricant Canon). Cela m’a liée à la marque, en quelque sorte. Je voulais aussi un boitier plein format. J’hésitais en voyant leur poids – et leurs prix! – quand ladite marque a sorti le 6D: semi-pro, moins cher, un très bon compromis que je n’ai jamais regretté. Au MP-E – qui demande de l’entraînement pour être maitrisé! -, j’ai ajouté un 100 mm dédié macro, avec lequel je me suis très vite éclatée… laissant totalement tomber le MP-E, par manque de temps pour le fameux entraînement. Cela viendra. Peut-être sur ce site un jour?

J’ai lu, entendu presque partout que « ce n’est pas le matériel qui fait le bon photographe ». Sans doute… En ce qui me concerne, avoir du bon matériel m’a amenée à réussir des photos qui me font davantage plaisir.

J’ai investi dans des cours aussi, de formation, également d’utilisation de logiciels. La photographie numérique aujourd’hui, c’est aussi le post-traitement! J’aime apprendre, ça tombe bien. Comme lors du développement argentique, on peut jouer sur plusieurs paramètres pour restituer au mieux la scène qu’on a photographiée – ou la montrer comme on le souhaite, chacun fait ce qu’il veut -, on participe mieux à la conception de l’image, de sa capture jusqu’à la sortie.

Reste que du post-traitement, j’en fais le minimum, pour la première raison qu’il est chronophage. C’est tout autant chronophage de devoir traiter beaucoup de photos, donc je déclenche rarement en rafale – le coût du clic se paie désormais en temps. Je préfère toujours le passer, ce temps, assise dans l’herbe que derrière un écran. 😉

Pour en revenir à mon matériel photo, j’ai «couvert» les autres focales, dans un premier temps, avec des objectifs d’occasion, avant de m’offrir un 100-400 mm lorsque, à la macro, j’ai ajouté la photo animalière, des oiseaux notamment, de la nature en général, parce que c’est en elle que je crois.

La nature: c’est elle en particulier que j’aimerais faire briller sur ce site.

Bonne visite.

 

P.S: Pourquoi cette photo là-haut? Parce que les chevaux, c’est mon autre passion 😉

 

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